l’estuaire
La compagnie de l’estuaire est fondée en mars 1995. Elle est l’une des compagnies permanentes du Théâtre du Galpon à Genève.
Pendant six ans, la compagnie revendique la création collective. Terrain d’expérimentation sur la construction et déconstruction de la forme, la compagnie regroupe danseuses, musiciens, scénographe et marionnettiste, créateur de lumières. Le travail est alors basé sur la libre association d’idées entre les différentes disciplines. Ainsi, la compagnie construit son identité : la musique est jouée ou diffusée en direct, la danse se nourrit d'expériences qui modifient la perception de l'espace, la machinerie, très présente, est rendue visible pour le public, actionnée par les artistes eux-mêmes.
Dès 2000, c’est Nathalie Tacchella qui dirige les projets de création.
Les pièces de groupe de la compagnie traitent des notions d’équilibre, de constructions et de déconstructions, de solidarité ; comment les choses tiennent-elles ensemble, comment les gens vivent ils ensemble. Panneaux, planches ou plots en bois que les danseurs se passent, qu’ils organisent dans l’espace, qu’ils escaladent, sont autant d'organisations précaires et éphémères, des petits arrangements avec le vivant qui donnent des débuts de réponses visuelles et sensorielles à ces questions.
Les petites formes, créées en collaboration avec la compagnie A Hauteur des Yeux sont des condensés de situations que l’on retrouve dans les pièces de groupe. Elles rendent toutes sensible la notion de confinement et de proximité entre le corps humain et celui des marionnettes.
L'expérience pédagogique de la compagnie de l'estuaire débute en automne 1999 avec Un fil de soie, création présentée au Théâtre le Galpon à Genève. Sur la base de cette première expérience, Nathalie Tacchella, conçoit, réalise et développe différents projets de sensibilisation à la danse contemporaine par la pratique dès l’automne 2000. Ces actions, dont certaines sont en lien avec les créations de la compagnie et d’autres sont des projets de créations avec des élèves, se sont déroulées aussi bien dans des contextes scolaires qu’au théâtre le Galpon.

